Technos et école primaire (3) : to YouTube or not to YouTube?

La semaine dernière j'ai participé au tournage de deux lipdubs. Formidable exercice pour des élèves du troisième cycle du primaire, et tellement 2009 ! On a de quoi être fier du résultat. Le lendemain du tournage, les élèves ont pu montrer les vidéos à leurs parents, puisqu'ils ont été mis en ligne par un enseignant, sur le site web de l'école.

Mais devrait-on mettre les vidéos sur YouTube, et du même coup, prendre part à la "vague" de lipdubs en cours depuis quelques mois?

C'est la question que se sont posés les deux enseignants après le tournage. D'abord, il faut savoir qu'en début d'année, les élèves ont dû obtenir une autorisation écrite de leurs parents pour être filmés. Une autorisation qui sert surtout lorsqu'une caméra d'une télévision locale vient illustrer des propos reliés à l'éducation, dans le cadre d'un reportage. C'est une autorisation très vague, d'une durée d'un an, et sans limite quant à la diffusion des images des enfants.

Techniquement, les enseignants pourraient donc publier les lipdubs sur YouTube. Ailleurs au Québec, au moins une école primaire l'a fait. Mais les enseignants de cette école-ci ne s'entendent pas tout à fait: l'un croit que c'est normal, même que ça fait encore plus de sens; l'autre pense que ce n'est pas nécessaire de le publier sur une plateforme aussi large que YouTube, et que le but est déjà atteint avec un public "familial".

Moi qui suis réticente quand il est question de présenter des enfants sur le web, je me demande si je suis pas, tout simplement, un petit peu vieux jeu...

Il y a toujours des conséquences, bonnes et moins bonnes, à apparaître dans une vidéo accessible au monde entier.

Quelles conséquences, d'ailleurs? Des positives, on s'en doute: c'est toujours flatteur de se voir sur Internet comme à la télé. Mais sinon, aie-je raison de m'inquiéter? Oui et non.

Oui: voici une cinquantaine de commentaires liés au lipdub de l'école de St-Léonard... Même en ayant bloqué la fonction commentaires sur le site de publication vidéo, on s'en sort pas, quelqu'un quelque part va "bitcher". Est-ce vraiment nécessaire? Ces enfants ne sont pas des acteurs professionnels, ils n'avaient pas le choix de participer à ces vidéos, réalisaées dans un contexte scolaire. Ils ne devraient pas subir le jugement de personnes extérieures.

Et non:  parce que...


Le lipdub des droits de l'enfant from lipdubdesdroitsdelenfant on Vimeo.

Technique augmentée

Salut! Pour un contrat de site web, j'avais besoin de dérouiller mon html et mon ftp.

Je cherchais un logiciel d'édition web, genre Dreamweaver, mais en Open Source. J'ai trouvé Amaya. Quelqu'un a une expérience avec ça? Après un premier mini-test, je le trouve pas mal du tout, et c'est en français en plus! Le hic, c'est que je n'ai pas encore trouvé de tutoriel pour le comprendre un peu plus vite que par tâtonnements et exploration. Le mois dernier, je me suis abonnée à lynda.com, pour sauver du temps de formation - les vidéos sont excellentes, en particulier pour Photoshop, mais Amaya n'y est pas expliqué.

Et j'utilise Cyberduck comme outil de transfert FTP, toujours avec mon Mac.

Mon prochain objectif: apprendre à personnaliser WordPress, afin de l'offrir à mes clients - et surtout, d'être quasi autonome pour créer certains sites webs simples. Merci Lynda!

Avec ces outils, sur l'espace personnel de mon fournisseur Internet, j'ai donc créé ça.

La route est longue... ;)

Technologies à l'école primaire: part 2

En plus de préparer un lipdub - ça fait tellement 2009 - l'enseignant de la classe de mon fils, au troisième cycle du primaire, donc en 5è et 6è année, a encore une fois réussi à intégrer les nouvelles technologies dans la classe.

Cette fois, ce ne sont pas les devoirs et leçons accessibles sur le site web de l'école, ni les tutoriels disponibles sur le podcast de l'enseignant, par abonnement iTunes. Non, cette fois, il s'agissait de communiquer par Skype et webcam avec les correspondants Français de la classe.

C'est ainsi que les élèves ont pu poser des questions, se voir, se saluer, entendre la voix de tout un chacun, rire (gentiment) de l'accent des uns et des autres, faire répéter au besoin, et ce, pendant un bon moment. Il faut dire que depuis le début de l'année, les élèves de l'école montréalaise échangeaient des lettres avec des élèves d'une école de la Côte d'Azur, en France, et que ces échanges se poursuivront tout au long de la présente année. Un franc succès, paraît-il!

Je suis un peu réticente à donner ici le lien vers l'école de fiston. Même si tous les parents des élèves ont accepté par écrit que les photos de leurs enfants soient publiés sur le web, j'ai comme une petite gêne... Il me semble que la vie publique de ces enfants sera "en ligne" bien assez tôt. Alors les mots ici suffiront pour illustrer mon propos!