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mercredi 20 janvier 2010

Haïti et le pouvoir des médias sociaux

Écrit le 20 janvier, mis à jour le 29.

Bonjour à tous et toutes. J'écris peu, ces jours-ci, et c'est plutôt bon signe, croyez-moi ! Je travaille...

J'écoute présentement le canal vidéo en direct de Pierre Côté, qui, depuis le tremblement de terre à Haïti, s'exprime librement et communique avec divers intervenants liés à ce qui se passe, là-bas et ici. Par exemple, il y a quelques jours, il communiquait en duplex (l'écran divisé en deux) avec l'animateur de radio Carel Pedre, très présent sur Twitter dès les premières heures du drame. Le show est appelé "Realime Réalité". Malgré le côté solitaire et parfois amateur de l'ensemble, il a été visionné par plus de 90 000 personnes. Il faut dire qu'en ce moment, environ 50 personnes sont à l'écoute. Des gens le regardent des États-Unis, du Japon...


Si vous n'êtes pas allé l'écouter, vous manquez quelque chose. Les vidéos sont archivées, mais il est plus pertinent de l'écouter en direct, puisque les auditeurs chattent en direct. En anglais et en français, mais surtout en français. Entre les apparitions de Pierre à l'écran, avec ou sans intervenants à l'autre du fil de Skype, on a droit à des clips musicaux de YouTube, ou simplement de la musique.

Il s'agit d'une initiative citoyenne, tout à fait indépendante, et fort louable (on peut s'imaginer que ça lui prend un temps fou, sans vraiment en retirer des revenus). Malgré ses "tabarnaques" qui m'énervent personnellement, Pierre Côté réussit un véritable exploit, à la fois technique (l'aiguillage entre les différentes sources vidéos et audios, fallait le faire) et de contenu.

Pierre Côté teste Ustream, avec un excellent prétexte. Il teste aussi le "pouvoir du citoyen", et ceux qui regardent en sont témoins. Très instructif ! Si j'ai bien compris sur Twitter, Pierre aurait réussi à trouver de l'eau à envoyer en Haïti, avec la compagnie Amaro. Maintenant, il ne lui reste qu'à trouver le moyen de l'envoyer là-bas. Et il est prêt à remuer ciel et terre (!) pour y arriver, sans autre code d'éthique que le sien.

Tiens, au moment où je vous écris, Pierre communique avec un francophone, à Tokyo. Il y a un délai, mais ça fonctionne. Les gens se parlent, des inconnus qui partagent le même souci : aider Haïti.

Bref, c'est ce que j'appelle avoir du guts bien intentionné.

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À lire: sur le bangbang blog, intéressante discussion autour de cette histoire d'envoi de bouteilles d'eau en plastique à Haïti, incluant une leçon de journalisme, et qui donne lieu à une réflexion sur le thème de la valeur relative des informations transmises par les médias sociaux vs celles des médias traditionnels (un terme qui disparaîtra bientôt, on parie?). Fait remarquable: la qualité remarquable du français dans les réactions, quel soulagement... Car c'est toujours avec une certaine hésitation que je m'aventure dans la lecture des commentaires sur les blogues, tellement l'écriture laisse souvent à désirer, sans parler du ton grossier qui est parfois utilisé. Ici, rien de cela. Réjouissant. J'aime le français, que voulez-vous.


Et oui, j'en ai pris connaissance de cette discussion via le blogue traditionnel de Patrick Lagacé sur cyberpresse, parce que ce chroniqueur, je l'avoue, me fait - souvent - sauver du temps de recherche...

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Philippe Fehmiu également n'a pas hésité à offrir son aide à Haïti. Il accompagne le CECI pendant quelques jours. Avec son iPhone, il capte des images, des reportages qu'il retransmet ensuite sur son canal YouTube. Philippe est, comme Pierre Côté, plus qu'un geek curieux. Il contribue à prouver l'utilité sociale (et non plus seulement commerciale) des nouveaux moyens de communication.

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J'ai envoyé des sous pour Haïti en me disant que c'était suffisant et que je ne pouvais faire plus. Et si c'était pas vrai...

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