J'ai toujours aimé l'informatique. Dans mon adolescence, mon frère ainé, Vincent, aujourd'hui chez IBM, avait reçu un clavier Texas Instruments qui se branchait à la télévision noir et blanc. J'ai appris, comme lui, à programmer en langage Basic. C'était fascinant, mais ce n'était pas mon rêve d'en faire une carrière. Un jeu, une curiosité plus qu'autre chose. C'était considéré plate, l'informatique. C'était avant Internet.
Plus tard, je suis tombée en amour avec un gars et son Mac. Pendant l'université, j'ai appris à "jouer" dans le coeur du système d'Apple... j'étais motivée! C'était un plaisir de comprendre comment ça marchait. Puis, je suis passée à autre chose, aux technologies des caméras, du montage numérique et des métiers de la télévision, et j'ai oublié la programmation.Quand Internet est arrivé, j'ai rapidement eu envie de savoir comment ça marchait. Autodidacte j'arrivais à me débrouiller, puis en l'an 2001 j'ai suivi un cours intitulé Création de sites web spectaculaires. Toujours sur Mac. J'ai appris Dreamweaver, mais avec une pas pire base de HTML et dynamic HTML. Je m'en suis servie jusqu'en 2004, j'avais alors un site avec plusieurs heures de vidéos, puis j'ai fait autre chose... de l'humanitaire, du communautaire et de la politique, même... et j'ai presque oublié à coder, encore une fois...
En 2009, je suis retournée sur les bancs d'école à l'INIS en scénarisation interactive. Je n'ai pas ré-appris à coder, mais mes réflexes informatiques m'ont été fort utiles pour acquérir de nouvelles connaissances. J'ai maintenant quelques mois d'expérience dans ce nouveau métier, je l'adore parce qu'il fait le pont entre mes intérêts disparates. Mais parfois, quand je vois le programmeur chez Version 10 devant un écran plein de codes, je suis un peu jalouse...
Cet après-midi, j'ai mis en ligne un site tout simple avec une base de données Wordpress pour la première fois. Toute seule, sans autre aide extérieure que les nombreux généreux blogueurs, merci beaucoup. J'adore ça! Je suis heureuse de voir le site en ligne. Je n'ai pas besoin qu'il soit vu par des milliers de personne. Il me convient pour le moment. Ça me fascine toujours. C'est là, sur le grand mur international du web, n'importe qui dans le monde peut tomber dessus, parce que le code est bon.
Coder, selon Ze Frank, c'est l'avenir pour les travailleurs du web. Si tu ne comprends pas la langue des programmeurs, tu risques de ne plus être dans le coup. C'est comme une nouvelle langue internationale, plusieurs langues en fait, mais qui sont partagées par des millions de gens partout dans le monde. Beaucoup d'ados friands de nouvelles connaissances, beaucoup d'ados attardés aussi, heureusement pour moi. Et des ados passionnés, ça donne des Facebook et des chatroulette.
Coder permet de communiquer, et si de plus en plus d'artistes apprenaient à coder, à mon avis ça donnerait souvent des trucs magiques du genre de celles décrites par Ze Frank dans ce discours (allez jusqu'à la fin...)
0 commentaires:
Enregistrer un commentaire
Merci de me dire ce que vous pensez!